Le cadre historique de l’aventure est totalement fictif. Judith dans la Genèse. Comme Judith qui découpe la tête de son ennemi, o ; 74 Ce pouvoir de trouble, Judith ne le doit ni à sa force, ni vraiment à sa ruse — elle n’est pas la seule dans la Bible57 — mais au fait que cette force vise le retour du Droit, et cette ruse la victoire du Bien. O Dieu, mon Dieu, exauce-moi, moi qui suis veuve '' : veuve, certes, comme Avigaïl (1 S 25, 39-42), Bethsabée (2 S 11, 26-27) ou Ruth (Rt 1, 6), mais non pas nécessiteuse (voir Ex 22, 21-23 et //). L’on peut aisément dire qu’elle incarne l’idéal de « la femme juive ». Tactique militaire de Judith (14, 1-4). Genèse 26:34-35 (traduction Louis Segond) : 34 « Ésaü, âgé de quarante ans, prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Hittite, et Basmath, fille d'Élon, le Hittite. Elle est l'une des femmes d'Ésaü, frère aîné de Jacob. » 35 « Elles furent un sujet d'amertume pour le cœur d'Isaac et de Rebecca. En ce temps-là, Arphaxad, roi des Mèdes à Ecbatane, 02 entoura cette ville d'un mur d'enceinte en pierres de taille larges de trois coudées et longues de six, donnant au rempart une hauteur de soixante-dix coudées et une largeur de cinquante. '' La tromperie projetée par Judith pour vaincre Holopherne est déjà annoncée. '' Judith est la fille d'un Hittite nommé Beéri. ... La traduction contenue dans cette édition de la bible Crampon suit la Vulgate (version latine d'un manuscrit chaldéen), mais tient aussi compte des différents manuscrits grecs. Judith est la fille d'un Hittite nommé Beéri. Souvenez-vous, Seigneur, de votre alliance, donnez la parole à ma bouche, la force au dessein qui est dans mon coeur, afin que votre maison conserve la sainteté dont vous l'avez revêtue, 19 et que toutes les nations reconnaissent que vous êtes Dieu, et qu'il n'y en a point d'autre que vous. D’où ce face à face étonnant de Judith et du Christ, que Léon Bloy surimpose au face à face avec Holopherne. Le Livre de Judith est un livre deutérocanonique de la Bible. Le livre de Judith ne figure que dans la Bible grecque. Le langage de la bénédiction est aussi très utilisé dans le roman de Tobit non seulement pour Dieu, mais encore pour les relations entre les hommes (voir Tb 11, 10-15 ou 13, 1-18). Il revisite, dans ce texte, l’histoire de Judith dans la Bible. 57 « Les femmes fortes, on les trouve dans la Bible. C'est Judith, la fille de Mérari, qui l'a renversé par la beauté de son visage. cit., p.36. Son original hébreu est perdu ; il ne reste que des versions grecques divergentes et le texte est mal fixé. 9 Dans cette perspective, Judith préfigure la victoire à venir sur l’Ennemi, c’està-dire la venue du Christ. Judith présente son analyse de la situation et propose une stratégie. Livre de Judith. Le clair obscur, très caractéristique du caravagisme, n’est éclairé que par le rouge éclatant des tentures et du sang qui jaillit de la gorge d’Holopherne. Judith dans la Genèse. Genèse 26:34-35 (traduction Louis Segond) : 34 « Ésaü, âgé de quarante ans, prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Hittite, et Basmath, fille d'Élon, le Hittite. » 35 « Elles furent un sujet d'amertume pour le cœur d'Isaac et de Rebecca. Elle est l'une des femmes d'Ésaü, frère aîné de Jacob. 01 C'ETAIT L'AN DOUZE du règne de Nabucodonosor, roi des Assyriens à Ninive la grande ville. 11 Léon Bloy, Le Symbolisme de l’apparition, op . En effet, dès l’introduction, Nabuchodonosor est présenté comme le roi des Assyriens et le roi de Ninive, ce qui est une double erreur: Dans la Bible elle attend à l’extérieur de la tente et ne peut donc voir ce qui s’y est passé. Il relate comment la belle et jeune veuve Judith (יְהוּדִית ; Yehudit ; « Louée » ou « Juive », en grec : Ιουδίθ) écarte la menace d’une invasion babylonienne en décapitant le général ennemi Holopherne, et restaure du même coup la foi du peuple juif en la puissance salvatrice de son Dieu. Cet idéal est décrit en toutes ses composantes dans le Livre biblique qui porte son nom ; un livre qui ne parle d’elle qu’à partir du chapitre 8 sur les 16 qu’il contient. Figurant parmi les sept livres bibliques deutérocanoniques qui ne faisaient pas partie du canon hébraïque des Écritures, le livre dit de Judith n'est entré dans le canon des chrétiens qu'à l'époque patristique, à la fin du ier siècle.